7e billet du blog de Yasmin : les peurs irrationnelles

Quand on est jeune parent, s’évader quelques minutes dans le quotidien de blogueurs qui tanguent sur le même bateau que nous, ça fait un bien fou ! Yasmin, 33 ans, adore chasser les dragons imaginaires avec ses enfants, Miro, 2 ans, et Lola, 4 ans, et rêve de nuits ininterrompues. Dans le 7e billet de son blog, elle retrace les petites « grandes » peurs irrationnelles de ses bambins.

Des sangsues toutes vertes et pleines de poils

Tout a commencé il y a quelques semaines, avec un cri d’effroi venu du salon. Lola était assise dans le canapé, toute tremblante, les mains sur les yeux. Quelques minutes et un verre d'eau plus tard, elle me racontait, la voix entrecoupée de sanglots, la cause de sa peur : « Les sangsues, Maman. Des sangsues toutes vertes et pleines de poils. » Et où avait-elle donc aperçu ces bestioles ? À ma connaissance, nous n'avions pas de tels monstres à la maison. Dans un livre, en classe... Dans un livre sur la nature. Les sanglots et les pleurs ont duré toute la journée. Les jours suivants, les sangsues terrorisaient régulièrement notre famille. Pour ensuite disparaître et céder la place à une autre petite « grande peur » d’enfant.

Aaargh… Des légumes sur mon assiette !

Car, avec Lola et Miro, nous avons passé l’intégralité du catalogue en revue. Certaines peurs ne les paralysaient que provisoirement; d'autres finissaient par s’insinuer dans leur esprit ou sont toujours d'actualité. Durant une courte période, Lola a eu peur des gens déguisés, ce qui nous a valu des scènes mémorables pendant le week-end à Disneyland. Il y a eu aussi la peur saisonnière des insectes et la phobie chronique des légumes.

Je ne mets PAS ma tête dans le sable

Sa peur du sable restera longtemps dans les annales. Elle avait 2 ans à l'époque et nous avions décidé d'aller camper un mois à la mer. Avec une enfant qui hurlait dès que nous voulions la déposer sur le sable, ce ne fut pas nos meilleures vacances... Elle a passé quatre semaines sur un carré de serviette à regarder d’un air souçonneux les autres enfants s’amuser. Nous avons essayé de lui chasser progressivement cette phobie de la tête. Nous avons fait glisser doucement le sable sur ses orteils jusqu’à ce qu’elle s’esclaffe, mais dès que nous essayions de poser Lola sur le sable, elle se mettait à hurler comme si nous voulions la jeter aux crocodiles.

Des larmes de crocodile et de… poussière

La peur des crocodiles : ça, c’est un brevet déposé par son frère Miro. Si notre petit garçon se réveille en panique au beau milieu de la nuit, c’est à coup sûr un crocodile qui a fait le coup. Les aspirateurs ne sont pas non plus ses amis. Si j’abandonne l'engin du démon dans le salon, il se réfugie terrifié derrière le canapé et ne sort de sa cachette que quand j’ai éloigné la machine. On va rire quand, plus tard, il devra justifier son aversion pour le ménage à sa petite amie...

Maman, jamais peur (ou presque) !

À table, nous évoquons leurs peurs. On parle des sangsues et des crocodiles. Et Maman ? Est-ce qu’il lui arrive aussi d'avoir peur ? Oui, oui. Des serpents par exemple. Elle zappe à toute vitesse quand elle en voit un à la télé et s’empresse de tourner la page quand l’animal à sang froid a le malheur de s'afficher dans un magazine. Elle a aussi peur des sous-marins. Et plein d'autres phobies que je garde sous le coude pour les discussions à table des prochaines années. Comme ma peur de l’échec. De perdre des êtres chers. Du réchauffement planétaire et des présidents orangés. Même si je me réjouis de pouvoir un jour aussi aborder ces craintes avec mes enfants, je suis heureuse que nous puissions nous limiter aux serpents, aux aspirateurs et aux sangsues. Car ces petites peurs de l’enfance, je peux encore les chasser avec un bisou et un câlin.

Un monstre sous le lit ? C’était à prévoir ! Avec une chouette veilleuse de notre webshop, votre bout de chou se rendort rassuré !