Blog de Yasmin : mignons à croquer !

Quand on est jeune parent, s’évader quelques minutes dans le quotidien de blogueurs qui tanguent sur le même bateau que nous, ça fait un bien fou ! Yasmin (33 ans) adore chasser les dragons imaginaires avec ses enfants, Miro (3 ans) et Lola (5 ans), et rêve de nuits ininterrompues. Dans ce billet, elle s’en prend à cette habitude qu’ont les commerçants de vouloir fidéliser leurs petits clients avec des sucreries. Alors que leur maman essaie de les rendre accros aux fruits !

Hé, je veux un bonbon moi !

Juché sur sa trottinette, Miro, l'air déterminé, mains tendues vers la caisse, alors que je fais le compte d'une cargaison de fruits frais. Je souris d'un air gêné au maraîcher tout en lançant un regard lourd de reproches à ce petit impudent. « Que dis-tu Miro ? » Le mal est fait. Le vendeur se fiche pas mal de mon embarras et plonge la main dans le bocal de sucettes posé sur le comptoir. Avant même que je puisse manifester mon refus, Miro, satisfait et le sourire aux lèvres, en glisse deux dans sa poche. Il rend quand même grâce à mes compétences parentales en lançant un merci sonore avant de prendre la poudre d’escampette à trottinette. Sur le chemin du retour, j'essaie de lui expliquer que les bonbons ne sont pas une constante quand nous allons faire des courses. « Cause toujours » semble-t-il me dire... Arrivé à la maison, il a quand même la gentillesse de partager le butin avec sa grande sœur.

La fidélisation par les « crasses »

D'une certaine façon, je ne peux pas en vouloir à mon petit gourmand de quémander d'une façon aussi éhontée des bonbons à l'épicier. Il est vrai que Lola et Miro reçoivent spontanément une petite friandise dans presque tous les magasins. À la friterie, chez le boulanger, et même au magasin de chaussures, la fidélisation de la petite clientèle passe par la distribution de sucreries. Au supermarché aussi, le rayon « crasses » est placé stratégiquement à côté des caisses, ce qui nous vaut chaque semaine de longues négociations. Un jour, j'ai lâché au caissier que franchement, ça nous aiderait, nous les parents, si ces bonbons n’étaient pas exposés sous le nez des enfants. Après un haussement d'épaules, l'adolescent de service a proposé un bonbon à mes deux petits bouts en pleine déconfiture. Jouer le bienfaiteur de l’humanité après un refus de Maman : c’est trop la classe !

Mais attention, on ne dit pas non à un bonbon de temps en temps. Chez nous, le sucre n’est absolument pas tabou, mais n’en est pas pour autant une habitude. Malheureusement, Miro, lui, a bien compris ces « coups de marketing » tant et si bien qu’à chaque fois que nous allons dans un magasin, il finit par mendier son bonbon si on ne le lui propose pas spontanément.

Appel d’une maman à tous les commerçants

Chers commerçants, je sais que vous voulez bien faire. Je sais aussi que mes enfants sont particulièrement adorables. À croquer même, comme les bonbons. Mais vous savez quoi ? Un morceau de fruit fera autant plaisir à Lola et Miro. Et encore plus à leur maman. Pouvons-nous donc convenir qu’à ma prochaine visite chez vous, vous leur proposiez une fraise ou une olive ? Leurs dents de lait vous disent merci !

 

Quand votre enfant mange des sucreries, il doit avoir une bonne brosse à dents. Fini les caries avec nos soins buccodentaires !