Des sautes d’humeur au baby blues

Vous êtes enceinte, donnez naissance à votre enfant, et la vie continue. Cela paraît simple. Pourtant, cette période est très éprouvante et chargée d’émotions. Il est donc normal que les femmes enceintes ou qui viennent d’accoucher soient plus émotives. La psychologue Nina Mouton nous explique pourquoi.

C’est à cause des hormones

Nina : « Les femmes enceintes entendent (trop) souvent cette phrase. Les hormones ont sans aucun doute leur part de responsabilité. Pendant la grossesse, la femme sécrète beaucoup plus de progestérone et d’œstrogènes, deux hormones qui peuvent influencer l’humeur. Elle peut donc être confrontée à des sautes d’humeur et des élans d’émotions qui disparaissent la plupart du temps une fois les hormones stabilisées après l’accouchement. Mais tout mettre sur le dos des hormones, c’est un peu facile. Devenir maman est une étape de grande vulnérabilité qui a son lot d’incertitudes, et donc d’émotions. »

Encore des larmes après l’accouchement

Nina : « Environ 3 jours après l’accouchement, de nombreuses femmes sont submergées par leurs émotions. Elles sont très sensibles et pleurent souvent. On parle alors de baby blues. Ici encore, les hormones sont en cause. Après la naissance, le taux de progestérone et d’œstrogènes chute, ce qui donne de nouveau lieu à un grand huit émotionnel. C’est normal d’exprimer ses émotions. Il n’y a aucune honte à pleurer. »

Tabou : les jeunes mamans doivent être heureuses

Nina : « Il n’y a rien de mal à éviter le journal pour se protéger des terribles nouvelles du monde ! C’est normal d’être plus émotive durant la grossesse et après l’accouchement. Par contre, si vous ressentez une tristesse ou une angoisse intense, ou au contraire, si vous ne ressentez plus rien, il est important de chercher de l’aide auprès d’une sage-femme, d’un médecin ou d’un psychologue. Les jeunes mamans minimisent souvent leurs ressentis car c’est une période pendant laquelle on ‘doit’ être heureuse. Nous devons briser ce tabou. Chaque maman a le droit d’éprouver ses émotions et d’être aidée. »

Snif, où est ma chaussure ?

Nina : « Chaque grossesse est différente. Ce n’est pas parce que votre première grossesse s’est déroulée d’une telle façon, qu’il en sera de même pour la deuxième. Mais toute femme devient plus vulnérable une fois maman. On voit le monde autrement.”

Pleurer de joie, de fatigue ou par frustration, ces mamans en ont fait l’expérience :

Nathalie : « Pendant ma grossesse, j’ai même pleuré devant une pub pour les langes à la télé. »

Aurélie : « Un jour, à table au petit-déjeuner avec mon époux et mon fils de 2 ans, je me suis soudainement mise à pleurer de joie. Nous avons tout de suite su que quelque chose clochait. Un test de grossesse a confirmé nos soupçons : j’étais enceinte. »

Christelle : « Pleurer comme une madeleine parce que je ne trouvais pas ma chaussure : check ! »

Emilie : « Il me suffit de regarder mon bébé pour avoir les larmes aux yeux. C’est si intense ! »

Maria : « Même lorsqu’on me faisait un compliment, je fondais en larmes. »

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