Du baby blues à la dépression postnatale

Les hormones s’en donnent à cœur joie après votre accouchement. Cela en plus de la fatigue et du sentiment d’insécurité… le baby blues vous guette ! Tout à fait normal. Mais attention à la dépression postnatale. Apprenez à faire la différence.

Le baby blues : une déprime passagère

Le baby blues correspond à une période de plusieurs jours difficiles (3 à 10) que toute maman traverse après l’accouchement. Les causes principales ? L’instabilité hormonale, le manque de sommeil, le sentiment d’insécurité induit par la maternité et le sentiment soudain de responsabilité.

Les symptômes du baby blues

Les principaux symptômes de cette déprime sont :

  • changement d’humeur, hypersensibilité, tristesse
  • manque de plaisir et d’intérêt
  • perte d’appétit
  • trouble du sommeil, voire insomnies
  • manque d’énergie, fatigue générale

Vous n’êtes pas la seule !

Environ 70 à 80 % des jeunes mamans manifestent un léger état dépressif les jours suivant l’accouchement. Autant dire, quasi toutes les femmes !

Le comble est que certaines femmes qui échappent à cette déprime se posent aussi des questions. Est-ce normal de ne pas avoir le baby blues ? Ai-je vraiment l’instinct maternel ? Suis-je faite pour être mère ? On n’est jamais tout à fait à l’abri.

La dépression postnatale : un pas trop loin

Lorsque les symptômes du baby blues se prolongent au-delà de 15 jours ou, au contraire, ne débutent que quelques semaines plus tard, soyez vigilante ! Il peut s’agir d’une dépression postnatale. Une telle dépression entrave l’établissement d’un lien affectif normal entre la mère et son enfant.

Les symptômes de la dépression postnatale

Les symptômes sont plus inquiétants que ceux du baby blues  :

  • l’hypersensibilité se transforme en crises d’angoisse.
  • la fatigue devient chronique 
  • des pensées suicidaires peuvent surgir

Il convient dans ce cas de se faire suivre par une équipe médicale spécialisée.

Faites-vous aider

Pour commencer, il ne faut surtout pas cacher ou nier votre déprime. À la maternité, vous pouvez en parler à vos proches, mais aussi aux infirmières ou aux psychologues qui sont prêts à vous aider. 

Ensuite, n’hésitez pas à demander de l’aide. Votre compagnon, vos parents, vos amis… Il n’y a pas de honte à déprimer. Un accouchement est une épreuve difficile et les hormones instables ne vous aident pas à la surmonter. Profitez-en pour vous faire chouchouter.

Enfin, faites-vous confiance. Devenir maman, ça s’apprend. Vous serez peut-être un peu maladroite avec votre petit bout au début. Le nourrir, lui donner le bain, le soigner. À force de répéter ces gestes, vous prendrez confiance en vous.